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Le "discours" de Macron n'avait pas la sincérité des grandes envolées de Jaures. Si le décor versaillais n'était pas en toc, la seule chose d'ailleurs, il n'en allait pas de même de son faux discours récité de façon monocorde. Sa vacuité étonnante. L'ennui le plus mortel, bizarrement relevé par tous les journalistes, y compris ceux de BFM. Le ras-des-paquerettes comme seul principe de "pensée", si les 2 mots côte à côte ne jurent pas trop ensemble. L'autolimitation de la pensée acceptée, revendiquée, assumée. Le totalitarisme des idées courtes, plates, qui se proclament telles : notre destin scellé dans le déjà vu, le déjà fait, le déjà vécu, sans le cheveu de l'espoir de petits matins lumineux, rieurs et différents, comme l'imagine notre programme "L'Avenir en commun".

Car penser plat, renier toute liberté de pensée, parler la novlangue du MEDEF et des patrons (50 mots de vocabulaire), qui a hélas supplanté le vocabulaire politique classique, sans que personne ne moufte, est devenu l'autoroute, le conformisme obligé 2017. Défendu de réfléchir. De sortir du binôme travailler/consommer pour "être quelque chose", pour reprendre le clivage de Macron, "entre ceux qui ont réussi et ceux qui ne sont rien", parce qu'ils n'ont pas l'argent pour consommer.

Sur le fond, discuter de l'équilibre des pouvoirs entre l'exécutif (Président) et le législatif (Assemblée Nationale diminuée d'un tiers de députés + dose de proportionnelle, droit de voter les lois en commissions) est un pur sujet de droit constitutionnel. Qui n'intéresse pas le Peuple français, d'abord préoccupé de survivre, d'avoir un minimum d'argent. Ce qui ressort de ce discours d'une heure 30, c'est la cécité du nouveau Président, totalement imperméable a la vie quotidienne des français, leur difficulté à survivre : surtout à un moment où la casse du code du travail va démultiplier le nombre de licenciements express et la baisse généralisée des salaires. Ainsi, la seule mesure un peu "sociale", la suppression de la taxe d'habitation pour 80% des ménages a été renvoyée aux calendes grecques. Ce faisant, Macron réactive le fossé existant entre le pays légal et le pays réel, dénoncé avant guerre par Charles Maurras. Mais tellement opératoire pour comprendre aujourd'hui une élite dirigeante coupée du réel, coupée "des gens qui ne sont rien", et dont elle ignore tout.

Dans cet océan de platitudes, on se réjouira de la très belle prestation de JLM au métro République, devant plusieurs centaines de militants venus l'écouter. Même BFM a retransmis en direct une partie (faut pas exagérer !) De son topo, reconnaissant même, la mort dans l'âme, "qu'il était en grande forme"(sic) (tout le contraire de Macron...!). "La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon a un boulevard devant elle"(sic). Ce n'est pas moi qui le dit mais un article du Figaro Magazine du 30 juin 2017. "Elle profite du vide laissé par les socialistes. Balayés à la présidentielle et aux législatives, ces derniers vont passer plus de temps à régler leurs comptes qu'à s'opposer à Emmanuel Macron. Quand certains d'entre eux, Manuel Valls, qui vient d'annoncer son départ du PS, Stéphane Le Foll, vont même le soutenir ouvertement. Du coup, ils laissent un espace politique gigantesque pour la France insoumise. Le parti de JLM se retrouve le seul opposant structuré à la gauche de la République en marche !" (Sic). Il est évident que JLM est le seul opposant sérieux à Macron, que l'on regarde la gauche ou la droite. Et qu'il effectue en ce moment du bon travail. Remplissant sa nouvelle mission avec beaucoup de sincérité, de temps de préparation. Et parlant des problèmes quotidiens des gens. Ce qui rend son discours encore plus crédible...!

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