Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Ces dernières décennies sont caractérisées par une véritable offensive progressive contre nos conditions de vie et contre nos droits, offensive menée à pas de charge depuis l'arrivé de Macron à la direction de l’état. Il nous faut reconnaître que nous sommes de plein pied dans l’étape vers le véritable objectif de ceux qui tiennent les manettes : le retour au temps joyeux de Zola, où nous n'avions rien et où ils avaient tout.  
 L’analyse de la politique économique et sociale de ces dernières années, des divers gouvernements successifs, démontre l’arrogance et l’agressivité de la réaction au pouvoir. Leurs offensives incessantes et implacables se traduisent par un véritable coup d’état social permanent, s’effectuant sous nos yeux, et, nous refoulant constamment en arrière. Aujourd’hui, ou que l’on regarde, on voit les signes d’une société qui fait marche arrière.
Tous nos acquis sociaux sont en train d’être éradiqués les uns après les autres. Ils nous dérobent tout ! notre retraite, notre sécurité sociale, nos allocations chômages, nos 35 heures. Le code du travail est vidé de sa substance principale. Dans le même temps, tous ce qui constitue un «fardeau » et une entrave à la sauvegarde et à la progression du capital et de ses profits doit-être liquidé : les systèmes de protections sociales, les droits syndicaux, les services publics. La grande braderie des gouvernements précédents continue, est comme pour les soldes, liquidation totale !, tout doit disparaître !, tout doit être privatisé. L’avidité du capital est sans limite : hôpitaux, écoles, H.L.M., tous doivent répondre ainsi à la soif de nouveaux profits qu’exige l’appétit du capital.
Le capital veut pouvoir embaucher ou jeter les salariés comme les spéculateurs achètent ou vendent des actions.
Pour Gattaz l’honorable représentant de l’internationale du profit, seul compte à ses yeux, la progression du pouvoir d’achat du capital, auquel rien ne doit y résister et s’y opposer. Il s’agit donc de démolir progressivement, mais le plus rapidement possible, toutes les conquêtes sociales obtenues par le mouvement syndical et politique depuis plus de 150 années. Conquêtes, le plus souvent obtenues, par des luttes longues et acharnées. Tous nos acquis qui nous servent de sauvegarde contre la paupérisation et la précarisation de nos vies, sont autant de survivance de « la lutte des classes » qu’il faut bannir définitivement de la société. Il obtient tout simplement un retour aux XIX siècle, ou le « contrat de travail » était soumis au régime du « louage de service » de l’article 1780 du Code Civil.
Il n’y a pratiquement aucuns salariés, aucuns retraités et aucuns jeunes – en dehors de la sphère étriquée des familles capitalistes – qui n’est rien à craindre face à cette offensive, orchestrée par la classe dirigeante pour le compte de la minorité parasitaire que forme les familles capitalistes et qui sont bien décidé à exercer leur pouvoir de gouvernement, menaçant tous les aspects de la vie.
Le capitalisme et un système rapace et impitoyable. Il livre une guerre économique permanente, dans laquelle les salariés tiennent lieu de « chair à canon », cependant que les capitalistes encaissent le butin. Dans leur lutte pour la domination des marchés, ils dressent une entreprise contre une autre, un pays contre un autre. Le camps qui l’emporte est celui qui paie les salaires les plus bas et n’est pas handicapé par ces « fardeaux » que sont les systèmes de protection sociale, les droits syndicaux, les services publics.
Il est donc temps de déployer la force de notre classe !
Car les forces de l'argent ont décidé qu'elles en avaient marre de concéder des miettes aux pauvres pour avoir la paix. Ce sont nos exploiteurs qui ont décidé que nous étions des gêneurs, des surnuméraires, des empêcheurs de jouir de tout comme des porcs. Alors, ils reprennent tout : le droit de se reposer après une vie de labeur, le droit de ne pas vieillir dans la misère, le droit d'être soigné, le droit d'être instruit, le droit d'être convenablement nourris, le droit d'être correctement logé, le droit d’être protégé, le droit à une vie décente.
Si nous faiblissons, nous sommes perdus. Ils sont à l'affût, avec la suite de leur programme ignoble : encore des remboursements en moins, encore des subventions qui s'assèchent, encore des taxes qui frappent dur les plus pauvres, encore des restrictions, encore de l’austérité, encore de la déconstruction sociale, encore, encore, comme une litanie, encore, encore, comme notre sang qui s'écoule doucement sur les pavés, encore, encore, comme la curée de la meute, encore, encore...
Nous sommes au cœur d'une véritable guerre des classes, une guerre sociale, dont nous n'avons plus le droit à la défaite. Si nous fléchissons maintenant, ils nous achèveront demain. Nous faire trimer jusqu'à la tombe n'est que le début, avant le retour à l’esclavage !

Le 12 en grève, dans la rue et on y reste !!!
 

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :