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L'accord entre GM et le syndicat UAW permet d'éviter la grève

Le puissant syndicat UAW qui avait fait des concessions depuis 2009, réclamait un geste fort du constructeur dont la santé financière s'est beaucoup améliorée.

General Motors (GM), numéro un américain de l'automobile, voit le risque de grève s'éloigner. Un accord de dernière minute sur une nouvelle convention collective a été trouvé entre la direction et l'United Auto Workers (UAW), le puissant syndicat des ouvriers américains et canadiens de l'automobile.

Pour la première fois depuis 2011, le constructeur se trouvait menacé par l'United Auto Workers (UAW). En 2009, l'UAW avait abandonné le droit à la grève en échange de la nationalisation temporaire de GM et Chrysler. Deux années plus tard, la concession avait été reconduite jusqu'en septembre 2015. Mais depuis 2013, GM est de nouveau totalement privé et indépendant de l'État fédéral. Dans la mesure où ses ventes sont maintenant solides et ses profits élevés, le géant de Détroit était tenu de faire à son tour des concessions à l'UAW. La centrale représente les 52.600 ouvriers des 12 usines de GM aux États-Unis. À la différence de la situation des ouvriers des constructeurs étrangers implantés aux États-Unis qui ne sont pas syndiqués, l'UAW dispose au sein des Big Three, GM, Ford et Chrysler, d'un monople d'embauche et de négociation pour l'ensemble des salariés horaires.

Concessions plus importantes sur les salaires

Les détails du nouveau contrat qui va courir sur les quatre prochaines années ne sont pas encore rendus publics. Les négociateurs de l'UAW veulent d'abord les présenter mercredi aux responsables des différents sites de GM. Le vote de ratification par l'ensemble des ouvriers est censé intervenir peu après. L'UAW est d'autant plus prudent qu'au début du mois, son accord initialement négocié avec la direction de Fiat Chrysler a été largement rejeté. Il a fallu alors que Dennis Williams, le président de l'UAW, retourne vers la direction de Fiat Chrysler et obtienne des salaires plus élevés ainsi que des promesses plus importantes d'investissement du constructeur en Amérique du nord, pour que la base du syndicat finisse par rentrer dans le rang. L'UAW a probablement obtenu de GM de meilleures conditions que celles arrachées à la direction de Fiat Chrysler, car la situation financière du premier constructeur américain est plus saine. En outre la proportion de salariés dans les bas salaires est bien inférieure chez GM à celle de Chrysler.

Les contrats de travail qui lient l'UAW et les constructeurs automobiles américains couvrent les salaires, les primes, et les avantages sociaux, en particulier en matière de retraite et de couverture médicale. La direction de GM prévoyait de faire des concessions en particulier sur la question cruciale de l'évolution de la double échelle de salaires en place depuis 2007: alors qu'un ouvrier expérimenté de GM perçoit un salaire de base de 29 dollars de l'heure, les nouveaux embauchés depuis 2007 ne touchent qu'entre 15 et 20 dollars de l'heure. L'UAW exigeait l'élimination de ce régime, en plus de hausses de salaires, notamment pour les plus anciens qui n'ont pas été augmentés depuis huit ans. GM, porté par le boom des ventes de SUV et camionnettes pick-up du fait de la chute des prix de l'essence, estime que l'accord trouvé «développe des solutions constructives qui profitent aux employés et donnent à l'entreprise la flexibilité de répondre aux besoins du marché».

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